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Raidlight, mon entreprise

28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 13:46

 

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Voyage aux US, exploration du marché Trail…

En cette fin juillet – début aout, me voici aux US. L’objectif premier est de découvrir le marché du Trail aux US, tout d’abord au salon Outdoor Retail Show de, Salt Lake city (le plus grand du monde), et comme également un beau Trail se présentait, la Speedgoat 50K, à seulement 40km de Salt Lake, j’ai agrémenté le voyage de ce petit détour (qui est aussi une excellente immersion dans le marché du Trail et de l’outdoor US)… JE suis avec mon épouse Claudie, et Julien le responsable marketing de Raidlight-Vertical.

 

La Speedgoat 50K…

La Speedgoat 50K (http://karlmeltzer.com/speedgoat-50k/) est située à Snowbird dans les Wasatch mountains, une chaine de montagne qui borde le grand plateau du le lac salé de Salt Lake City. N’oublions pas que Salt Lake a accueilli les Jeux Olympiques d’hiver en 2002, c’est de la vraie montagne. Snowbird est une belle station de ski perchée à 2.300m d’altitude, il y fait meilleur qu’à Salt Lake où il faisait 41°C à notre arrivée. La course est organisée par Karl Meltzer, un ultratrailer professionnel au palmarès impressionnant, (http://karlmeltzer.com/my-bio/)

La Speedgoat fait 50 kilomètres (31 miles), +3.300m de dénivelé (-11.000 pieds), et fait plusieurs boucles sur un parcours varié et sélectif à une altitude entre 2.300 mètres et 3.300 mètres (3 passages à 3.300 mètres…). La course est toujours de haut niveau avec les meilleurs américains et pas mal d’étrangers. L’an dernier Kilian Jornet l’avait emporté, Thomas Lorblanchet avait fait 5ème. Cette année il y a aussi du gratin avec Sage Canaday ou Anton Krupika. Anton, c’est pas compliqué à le reconnaitre, barbe hirsute, et toujours torse nu pour courir ! Il n’est d’ailleurs pas le seul, et les fille aussi juste avec une brassière, ce qui n’est pas désagréable… Sur les Trails US il y a beaucoup de ravitos, 6 sur ces 50km, et la plupart des coureurs n’ont juste qu’un bidon à la main…

 

11408Objectif découverte…

Pour ma part, je viens avant tout pour découvrir et me faire plaisir, depuis le Grand Duc je me suis surtout reposé, et un début d’aponévrose me gêne un peu. Je compte plus sur mes nouvelles semelles orthopédiques pour me soigner que sur le repos, alors je profite de la veille et de l’avant-veille de la course pour me faire deux belles sorties à +1.500m de déniv dans ces belles montagnes. D’autant qu’arrivé seulement deux jours avant avec 8 heures de décalage horaire, ça fait un peu court pour être en grande forme. Il y a deux autres français sur la course, Thierry Breuil, et Sébastien Nain avec qui j’étais dans la même classe au collège en 6ème et 5ème. Nous courrions déjà…

 

 

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15ème, en 6h10…

Le nombre de coureurs aux US est souvent limité à quelques centaines de coureurs (avec une très longue liste d’attente), pour la Speedgoat nous sommes 400. Je ne suis pas sur la première ligne au départ, plutôt 5ème rang, le départ est rapide, et pourtant sans trop forcer je suis complètement asphyxié par l’altitude. Je ne dois pas être loin de la 50ème place au bout des 2ers miles avant d’engager le single track. Thierry et Sébastien sont juste avec moi, nous semblons bien à la peine… la 1ère montée jusqu’au Hidden Peak à 3.300 mètres est parsemé de petites descentes de récupération et de grandes pistes assez larges, nous remontons doucement après avoir trouvé un rythme plus honorable (les autres sont aussi surement partis un peu vite). En haut de la station, nous basculons pour aller au fond de la mine de Pacific Mine. 1.000m plus bas dans l’autre versant. Je profite de mes qualités de descendeurs pour reprendre pas mal de monde, et je rattrape la 1ère fille seulement à mi-course. L’aller-retour de 2km à la mi-course permet de faire le point, je suis vers la 20ème place, Sébastien et Thierry sont à 5-6 minutes derrière.

 

11451Il n’y a désormais plus qu’à tout remonter jusqu’à 3.300m, la dernière partie est tracés hors piste direct dans le pentu, ça me rappelle certaines partie du Défi de l’Oisans… J’ai remonté quelques coureurs. Je ne suis pas au maximum mais à un bon rythme, mais difficile de dire que l’on ne force pas quand même quand on court à 3.000m d’altitude, le facteur limitant, c’est la respiration et la ventilation. Il reste encore une boucle de 8 kilomètres, qui commence par un tunnel de 300 mètres, puis qui descends de 400m de déniv pour … remonter encore une fois au Hidden Peak.  La remontée par une jolie crète me fait comparer ce parcours à celui de la Pierra-Menta et de son étape au Grand Mont, 3 boucles en étoiles, 3 passages au point culminant, la dernière montée par une jolie crète… Je fais la dernière descente sans forcer, les places sont faites, et je ne suis pas à 1 ou 2 places près.

 

Je suis très satisfait de cette 15ème place, 50 kilomètres / +3.300m en 6h10, c’est mieux que ce que j’envisageais avec ma forme actuelle et mes deux sorties des jours précédents. La course était super sympa, le format en étoile permettait d’avoir pas mal de spectateurs qui encouragent beaucoup, «  well done, nice job, fantastic… ». Surtout je ne suis pas fracassé, et je vais pouvoir encore m’entrainer 3 jours avant le salon, nous allons découvrir les montagnes de Park City, au frais, avec un PC et du wifi de partout on peut travailler…

 

> Toutes les photos dans l'album ici

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 13:32

Cette première partie de l'année m'a permis de me faire plaisir et de faire de belles courses. La forme n'est pas encore au top, mais il faut du temps, et ce n'est pas en quelques mois que l'on retrouve son meilleur niveau. Mais cela progresse...

 

Au vu de mes déplacements professionnels, je change mon planning de fin d'année. Pas de Défi de l'Oisans (déplacement aux US), pas de Tor des Geants (vu pas de Défi de l'Oisans pour m'entraîner, et d'autres déplacements qui appellent d'autres courses...

 

Mais le programme restant reste ambitieux, original, et exotique !

 

 

La Speedgoat 50K, USA

Juillet

 

http://karlmeltzer.com/speedgoat-50k/

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Un 50km dans les Rocheuses à coté de Salt Lake City. Une des plus grandes courses US, un niveau très relevé…

Objectif : me faire plaisir, un top 10 sera déjà difficile à atteindre.

? Le Marathon du Montcalm, Pyrénées ?

Aout

 

http://www.pays-du-montcalm.com/fr/pages/detail/Le-Marathon-du-Montcalm.30.html

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J’aimerais bien refaire les 3.000 Ariégois (42km / +2.500m), mon 1er Trail que j’avais fait au passage à Auzat quand j’avais traversé les Pyrénées, il y a … 20 ans.

(mais les Pyrénées, c’est loin… à voir…)

Objectif : mieux qu’il y a 20 ans, j’avais fait 10ème.

L’Utratrail du Vercors

Septembre

 

http://ultratrailvercors.com/

 

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Un 86km exigeant dans le Vercors, même format que le Grand Duc et que la course à suivre.

Objectif : un podium ?

HASETSUNE, Japon

Octobre

 

http://www.hasetsune.com/ 

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L’Hasetsune est le 1er Trail au Japon, le pendant des Templiers au pays du soleil levant. 80km de l’autre coté de la planète…

 

Objectif : une bonne place et se faire plaisir.

 

 

et peut-être la Saintélyon pour finir ?

 

Bon été, ;-)

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 22:56

 

arrivee grand duc 2013

Le Grand-Duc, c'est l’ultratrail de Chartreuse. Chaque année et pour la 24ème fois, un parcours d'environ 80 km sillonne les chemins et les sommets les plus escarpés de Chartreuse, avec environ 1.000 coureurs répartis entre des individuels, des relais à 2, et des relais à 5 (www.grandduc.fr). Et cette année le départ et l'arrivée se situaient à Saint-Pierre-de-Chartreuse, à 100 m de Raidlight, à 100m de la Station de Trail, et donc aussi à 100m de chez moi ! J'avais donc particulièrement à cœur de briller sur ces montagnes que je vois tous les jours, et notamment celles du parcours de cette année : Grand Som, Pinéa, Chamechaude...

 

 

 

Pour m’être déjà cassé les dents deux fois sur cette course je savais que c'est une course où il faut gérer et bien tenir la distance au vu terrain très cassant. D’autant que la veille il a plu sans discontinuer…Je ne partais donc partons pas trop vite, économisant les efforts dans toutes les petites portions raides en montée est en descente espérant que cela payerait sur la fin. Cependant, avec neuf minutes de retard sur la tête de course à la Ruchère, j’accusais un peu le coup, mais je gardais la même stratégie pour le col de la Ruchère, le Petit Som, et le col de Mauvernay. À la fin de la première boucle (32km) en repassant à Saint-Pierre-de-Chartreuse qui doucement s’éveillait, l'écart se stabilisait aux environs de 10 grosses minutes. Au fil des difficultés, Col de la Cochette, Col de la Charmette,  les jambes s’alourdissaient un peu, mais le moral était là, il fallait attendre le « money-time », ça n’allait pas faible devant avant au moins le 50ème

 

Ma femme et ma grande fille Chloé me donnaient les écarts et me faisait le ravitaillement. J’avais bien fait de prendre les batons au col de la Cochette, anticipant une montée glissante à la Pinéa… La petite sente en dévers tout au nord était boueuse à souhait, et la puissance devait s’allier à l’équilibre. Les cuisses commençaient déjà à crisper… Mais je m'accrochais, sans jamais entrer dans le rouge, pour arriver au Col de Porte au 50ème.

 

C’est là que je savais que tout aller commencer, il restait 30km dont le fameux Chamechaude en face de moi, 800m francs et raides vers le point culminant de la Chartreuse. Depuis le premier ravitaillement de la Ruchère j'étais en quatrième position, et j'espérais bien que devant au moins un concurrent allait sauter pour me laisser entrer sur le podium. Dans la prairie et la première rampe en bas du Chamechaude je voyais enfin mon prédécesseur, pas trop loin, à un rythme plutôt lancinant. Au pointage j’estimais 4 minutes de retard. Au moment où je l’avais presque rattrapé, quel grand plaisir (pour moi !) quand je le vis s'arrêter sur le bord du chemin ! « Enfin sur le podium », je savourais l’instant, et ça me redonnait des ardeurs, cependant vites limitées par les crampes persistantes aux deux cuisses depuis le bas de ce sommet. Entre auto-massage tout en marchant et  réhydratation, je montais d'un rythme pas trop mauvais. Cependant, aux rois quarts de l’ascension, je vois un boulet de canon me rattraper. Je me dit que ça doit être le premier relais a deux qui me rattrape, mais non à son dossard c'est bien un solo !! Je reste calme, et je n’accélère pas plus pour ne pas me griller. Au sommet, je bascule avec tout juste 10 m d'avance. Heureusement, la descente m’est profitable dans cette portion tout-terrain en dévers sur une petite sente très sauvage. Je reprends des forces, je relance pour me défendre de celui de derrière, et finalement je me retrouve aussi à attaquer devant. Ma tactique, c’était de commencer à lâcher les chevaux dans Chamechaude : c’est le moment, je sais désormais que de toute façon je finirais, alors plus rien à perdre ! J'accélère et je descends à très bonne allure. Au Sappey en Chartreuse, dernier ravitaillement, je vois malheureusement que j'ai toujours ma dizaine de minutes de retard sur les deux premiers. Ravitaillement éclair, je me dis qu'il ne faut pas désespérer et surtout ne rien lâcher. Quand on part doucement sur un 80 km ça commence à payer au 60ème au 70ème kilomètre, et pas avant. Cette course de patience est difficile car il faut rester motivé tout en étant derrière. Mais la dernière partie, la remontée vers l’alpage de l’Eymeindras puis la redescente sur Saint-Pierre sera le juge de paix, et je relance au maximum de ce que je peux, en gérant la respiration et les cuisses jusqu’à la bonne limite de fonctionnement.

 

Un petit coup du sort me tend la main : le parcours a été débalisé, plus précisément « rebalisé » puisque ces personnes mal intentionnées ont déplacé 4-5 morceaux de rubalise du parcours initial vers un autre chemin. Sans le savoir nous prenons donc ce mauvais chemin, étant sûr de suivre le balisage. Encore heureux, le chemin sur lequel ils nous ont désorienté monte aussi à l’Eymeindras. Je tergiverse un petit peu puisqu'il n'y a pas de balisage, mais je sors mon iPhone magique pour regarder la carte IGN, et voyant que ça monte vers le bon point, je me dis que je ferais le point en haut, d’autant que les traces au sol me disent que je ne suis pas le premier à passer ici et que mes prédécesseurs ont dû y passer aussi. Ce petit passage bien raide me tétanise quand même les cuisses, mais « oh surprise » en arrivant en haut, j’ai juste le temps de voir les deux premiers qui avaient pris le même chemin que moi  passer la crête, à quatre minutes à peine devant dans la prairie ! Ils ont dû tergiverser un peu plus que moi… Et là je vois encore une fois l'intérêt dans une course d'avoir bien préparé l'itinéraire u préalable sur une carte, de savoir où on va, de savoir s'orienter, et d'avoir la carte en poche pour parer à tous les coups. Evidemment, ça me regonfle à bloc !

 

J’attaque la descente tambour battant, 4 minutes sur 10km, ça fait 24 secondes à rattraper par kilomètre, il ne faut pas trainer ! Mais il n'est plus question de calculer, à bloc ! Je croise deux amis qui m’ont dit que j’avais une sale tête, mais j'avais le couteau entre les dents et c'est clair que je devais avoir vraiment une sale tête ! Le premier de mes prédécesseurs est assez rapidement rattrapé, mais le deuxième s’avère plus coriace, quand enfin au bout d'une ligne droite je l'aperçois. Il ne m'échappera pas, et surtout ne pas le laisser espérer…  Il me demande si ceux de derrière sont loin, j'ai compris qu'il allait pas m'accrocher. Je file avec des enjambées gigantesques jusqu’à la route assez proche désormais.

 

Arrivé à Brévardières,  il reste 1,8 km de route, une petite descente au pont de la Laiterie, puis 300m (en distance) de très raide remontée. Comme prévu, ça a été un calvaire… ! Après la descente à bloc j'avais les jambes cramées, heureusement que j’avais pris suffisamment d'avance pour que je ne sois pas en ligne de mire dans les lignes droites. Depuis l’Eymeindras je n'avais rien bu ni mangé, après chaque gel j'accusais toujours un petit coup de moi bien, et là je ne pouvais pas me permettre le moindre petit écart. Majeure, Gonthière, Mollard-Bellet, j'ai du mal à rester lucide, je n'avance plus très vite, et chaque hameau est passé comme une épreuve. 300 m (de distance) de descente, plus 300m (de distance) à remonter, ce n’est pas grand-chose, mais je crains ce dernier raidillon, je crains de devoir m'arrêter perclus de crampes, et de voir les deux autres me passer. Je remonte doucement, très doucement, afin d'atteindre le bourg du village tant espéré ! Arrivé ! Je passe la ligne avec ma femme et ma grande fille, et la mascotte de Chartreuse, je suis heureux et fracassé. Très heureux ! Très fracassé !

 

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Ce scénario de course d'attente pour finir en boulet de canon, j'en avais rêvé depuis des semaines, et depuis que j'étais parti ce matin dix heures plus tôt. Il faut bien admettre que c'était très juste, mes deux poursuivants sont là en moins de deux minutes, et finalement ils ont même l'air bien plus frais que moi !! Moyennement entrainé en cette année de reprise, je savais qu'aujourd'hui pour réussir il faudrait être à 120 %.et j’ai  dû m'arracher à 140 %, et ça se voyait sur la ligne d'arrivée…

 

 

Après une bonne douche, une bonne sieste, un bon repas, et un bon moment dans les bains chauds de Oreade, je pouvais enfin savourer cette remise des prix au cœur de Saint-Pierre-de-Chartreuse.

Un petit discours pour remercier ceux qui m'ont fait découvrir et fait venir dans le plus beau pays du monde, la Chartreuse. Puis vient le moment que j'attendais, où je prends l’initiative de lire les noms de tous mes prédécesseurs gravés sur le Trophée qui se transmet d’année en année… Ces noms prestigieux qui font l’histoire du Grand-Duc de Chartreuse depuis 24 ans, et à qui je suis fier de succéder. J’ai fait beaucoup de belles courses à travers le monde, mais celle-ci aura toujours un goût particulier, celle où je suis devenu un « vrai Traileur Chartroussin » !

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A ce récit je souhaite également laisser un petit mot en mémoire d’Alain Mimoun (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Mimoun) , décédé vendredi dernier. Un extraordinaire champion, champion Olympique du Marathon, que j'avais croisé plusieurs fois au stade de Bugeat d’où toute ma famille est originaire et où je retourne régulièrement. C’est certainement un peu grâce à lui et à la passion qu’il transmettait que j’ai également fait ma passon de la course à pied…

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 13:25

 

9330Après l’édition zéro en mars, la 1ère édition de la montée de la Tour First s’est déroulée le 31 mai (http://www.course-vertigo.org/#experience_vertigo) . Et j’y étais… Le résultat est moyen, mais l’expérience est excellente !

 

La course a rassemblé plus de 300 coureurs plus des formules en relais à 4, pour gravis la tour First, la tour la plus haute du quartier de la Défense à Paris. J’ai mis 6min05s pour gravir les 50 étages, 954 marches, et 230 marches, pour finir 5ème. C’est pas mal, mais c’est 10 secondes de plus qu’au mois de mars. Le 1er , Omar Bekkali, est un habitué des courses d’escalier, il avait fini 6ème à Taiwan en avril, et il participe à la coupe du monde de la spécialité.

 

 

 

 


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Ma course n’a pas été bonne ! Je savais que je devais faire mieux qu’en mars, et je crois que j’ai aussi eu peur de prendre un faux rythme comme à Taiwan. Résultat, je suis tombé dans l’excès, et je suis parti trop vite, bien trop vite ! A peine au 18ème j’étais asphyxié, et j’ai dû marcher quelques étages, exténué ! J’aurais pris une porte de secours si on me l’avait proposé ! Puis l’orgueil a quand même fait que je me suis remis à courir deux par deux, un peu moins vite qu’au début. Un deuxième épisode de marche vers le 35ème, puis le rush final en courant à nouveau deux par deux jusqu’au sommet, à l’arrache, les poumons brulants, une barre dans le crane, les cuisses en feu. Comme un robot, en dehors de moi et à la volonté j’atteins le dernier niveau, et la vingtaine de mètres de plat pour arriver sont plus titubant que courant.  6 minutes 05 secondes, dans ces conditions, après avoir marché, repris, erré, tenu, titubé, : c’est très satisfaisant en fait !! Je mets quelques minutes, assis, à retrouver mon souffle. J’ai tout donné, et je ne regrette rien.

 

Cette course est loin de ma spécialité par son effort intense et rapide, mais c’est une excellente expérience dans ma vie de coureur à pied. La difficulté réside dans « trouver le bon rythme ». Pour progresser et apprivoiser cet effort maximal, il faudrait s’y entrainer plus souvent, y faire des essais... A méditer…

 

Cap désormais vers le Grand Duc de Chartreuse, un trail d’environ  80km / 5.000m de D+, départ cette année à domicile, à Saint-Pierre-de-Chartreuse…

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 08:56

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25 et 26 mai, me voilà dans les embruns de Bretagne, alors qu’hier matin nous avion la neige à St-Pierre-Chartreuse, un 24 mai...

 

Le WE TRAIL Roscoff to Roscoff (http://www.weekendtrail.fr/parcours.php?id=3), c’est 57km en 3 étapes et sur 2 jours, avec un cumul de… 50m de dénivelé, et une altitude moyenne sous le niveau de la mer.

 

 

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Mais comment ai-je atterri là ? Tout d’abord cette insatiable envie de variété,  ensuite une course à étapes c est toujours sympa, et puis surtout ma grande fille Chloé qui habite ici et qui souhaitait beaucoup que son papa le fasse... N’en déplaisent aux clichés, il fait beau ! Et les Bretons sont sympas, mais ça c’est bien connu !

 

Les parcours sont pour moitié « dans la mer » à marée basse entre les crabes, le sable, le goémon,  et les rochers, et pour moitié sur des petits chemins côtiers tortueux à merveille.

 

L’organisation est parfaite, François le Dissès, le Chef d’orchestre de l’organisation est passionné, et se mets en quatre pour que les coureurs passent un excellent week-end. Le concept WE Trail d’Alain Aubrion est bien rodé et permet de s’éclater. Et la présence du Team Adidas, avec des grosses pointures de la course sur route, m’a permis de voir … que j’ai bien fait de m’aiguiller sportivement vers une autre spécialité !

En résumé, un super WE pour poser ses valises dans une belle région, à faire du rythme, et à courir sous le niveau de la mer…

LE WE : 

18km le samedi après-midi

12km de nuit samedi soir

28km dimanche matin

 

 

mini004Etape 1

Une bonne étape pour une altitude moyenne de -1m (moins un mètre). Départ au fond du port de Roscoff, 18km jamais lassant entre plages, rochers, baies à marée basse, souvent les pieds dans l’eau, etc... pour une arrivée sur le bord de la plage de Santec.
1:06mn pour 18km, autant dire que ça court vite. 4ème de l’étape, je m’en sors bien derrière trois interantionaux (ou ex) en cross, semi-marathon, marathon… Benoit Holzerny, Thiery Guilbaut, Mohamed Serbouti. (Benoit ne fait que cette étape et pas le WE complet, un peu de repos après sa belle victoire aux Gendarmes et aux Voleurs le WE dernier)

 

2ème étape.

11.7km roulants comme un cross sur hippodrome, mais de nuit... très agréable, beaucoup de relance, mais avec des clients comme Thierry Guilbaut et Mohamed Serbouti , on n’est encore une fois pas dans la même cour... Christophe Lelhuern s’en sort bien aussi en finissant avec M. Serbouti. Je prends cher :  1min50s sur 11.7 km face à ces deux derniers, pourtant les jambes tournaient à bloc (environ 45:30s). Je suis désormais 5ème au général. 

 

 

3eme et dernière étape.

Ils n’ont toujours pas trouvé de montagne, et donc c’était toujours roulant… Après une dizaine de kilomètres à mener le groupe de tête (merci à eux d’avoir démarré tranquillement ;-) ), les bolides ont accéléré, et l’écart s’est fait inlassablement… Christophe Lehuern était un cran au-dessus, Mo Serbotui 2 crans au dessus, et Thierry Guilbaut 3 crans au-dessus ;-).

4ème de l’étape, 4ème du WE, je suis très satisfait de ma venue en Bretagne pour ce Trail original et dépaysant. Et en plus il a fait super beau tout le WE, mais si …

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Toutes les photos de ce beau WE ici, merci pour ces photos à ma fille Chloé, et à Olivier GUI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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