Mes chambres d'hotes

vignette pub
04.76.53.14.58 - 06.09.83.54.15
contact@ancolie-sportive.com

www.ancolie-sportive.com

Raidlight, mon entreprise

21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 08:32

RecoMAUdec001

Le BEACHCOMBER-RAIDLIGHT-ULTRA-TRAIL Mauritius, premier ULTRA à Maurice sortira des sentiers battus sur des parcours de 120 km / 45km / 10km, pour un parcours 5 étoiles les 26 et 27 juillet.  

 

 

  •  Le 120km (+4.500m de déniv) proposera un parcours majestueux : départ-arrivée de la plage du prestigieux hôtel SHANDRANI, chemins de bord de mer, canne à sucre, forêt, gorges du Parc National, savanes et réserves de 70% de parcours jamais courus, dont la montée de GOLLUM, qui laissera des traces….

 RecoMAUdec095

  •  Le Marathon Trail sera original, avec profil descendant, avec un départ du sommet de l’ile (PARAKEET), pour une arrivée sur la plage.
  •   Le 10km est une découverte du bord de mer, depuis le fameux souffleur à l’arche naturelle jusqu’à la plage du SHANDRANI.

 

 RecoMAUdec086

J’ai eu le plaisir de tracer ce parcours avec le fameux club réunionnais RAIDEURS 2000, et cet ULTRA vous surprendra et vous fera découvrir l’ile Maurice sous un nouveau jour.

 

Le premier ULTRA Mauricien mêlera l’aventure aux charmes de l’ile Maurice…, NE MANQUEZ PAS LA PREMIERE…

 

 

 

Renseignements :

www.ultramaurice.com (site en construction)

Organisateur : BEACHCOMBER,

En partenariat avec : TRANSCONTINENTS VOYAGES, RAIDERS 2000, BENOIT LAVAL.

 

Offre packagées vol + séjours en préparation

Repost 0
Published by Benoit LAVAL - dans Courses
commenter cet article
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 04:47

En juillet aura lieu le 1er Ultra-Trail de l’île Maurice, 120km environ en projet.

 

Contacté pour la mise en place du parcours, je passe quelques jours à reconnaitre avec Christian et Patrick de Raideurs 2000 (club de Trail de la Réunion).

 

Pour un camp de base, le Shandrani est plutôt…. exceptionnel !

 

Mais les journées sur le terrain ne le sont pas moins, avec quelques sentiers encore inexplorés en Trail.

 

Le projet s’affine, et pour que cela ait du sens nous avons envie d’allier tous les paysages de l’île Maurice dans ce parcours. Le projet est en finition cette semaine, mais il devrait y avoir :

- Départ/arrivée sur une plage de l’Océan Indien,

- des chemins en bord de mer,

- de magnifiques forêts au tapis herbeux,

- des ravitaillements à la Rhumerie Saint-Aubin,

- un peu de chemins à travers les cannes à sucre,

- les chutes d’Alexandra Falls,

- de la forêt tropicale de goyaviers,

- les pics et gorges du Parc National (Piton Riviere Noire, Brisefer, Parakeet ?),

- une vue aérienne du lagon depuis la Tourelle,

- les meilleurs paysages de savane, des plateaux et des lacs (Mares longues et mare Tamarins), …

 

Nous améliorons encore pour que toutes ces cartes postales agrémentent cet Ultra 120% Maurice.

 

A très bientôt pour plus de news sur le « Maurice Ultra-Trail », (nom pas encore définitif…)

 

Toutes les photos dans la gallerie ici.

   RecoMAUdec001

RecoMAUdec035

RecoMAUdec095

RecoMAUdec038

RecoMAUdec059

RecoMAUdec089

RecoMAUdec086

RecoMAUdec102

Repost 0
Published by Benoit LAVAL - dans Conseils et entrainements
commenter cet article
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 05:00

Oman13034

 

165km, 5 étapes, autosuffisance, www.marathonoman.com

 

----- Oman Désert Marathon, J1.

16km, début en douceur.... Départ de la ville, puis palmeraie, puis piste sableuse au milieu des dunes, avant de les traverser pour les 3 derniers km. Peu couru depuis le Japon, ici c'est la reprise, un stage d’entrainement... (Cure amincissement incluse)... Départ cool, 9ème au 1er CP, puis remontée à la 6ème place, sans forcer. Devant c'est du lourd, El Morabity, Al Aqra, ça tartine.... Demain la séance sera plus longue, 42km, tout dans le sable, piste et dunes. Il fait chaud, mais c'est correct. Et a 25 coureurs pour cette 1ère, c’est cool...

 

Après-midi, Leçon Jordanienne de sacs à dos désert. De bonnes idées à apprendre de Salameh Al Aqra, vainqueur du Marathon des Sables 2012. La prochaine version en tiendra compte.

Oman13074

----- Oman Désert Marathon, J2.

42km, beaucoup de sable, et un plateau aride pour finir entre les troupeaux de chameaux. 6eme, comme hier, presque 5 heures. Le fait du jour, c’est l’absence du CP3, le bédouin prévu au CP3 trouvait qu’il faisait trop chaud pour rester là, tu m’étonnes... J’ai marché quelques kilomètres et fait une pause 5mn allongé, puis un 4x4 est passé ravitailler.  Pas bien grave, mais fallait pas se mettre dans le rouge sans eau sous cette chaleur.

 

Arrivé au bivouac à midi, les tentes ne sont pas montées, mais nous avons 3 tapis à l’ombre sous un arbre, un point d’eau pour de rincer entre les chameaux qui viennent boire. Tout dans notre sac, une orange, du petit bois pas loin pour faire une infusion des pères Chartreux... Que demander de plus

 

Le dernier test avant commercialisation des R-Stab-Fit est concluant. 42km avec ces "miniraquettes"  sur ce terrain sablonneux et ces dunes m’a permis de constater la stabilité supplémentaire plus c est sableux, sans être gêné sur le dernier plateau aride.

 

Oman060

----- Oman Désert Marathon, J3.

30 kilomètres au programme, roulants cette fois-ci. Je fais l’étape sans forcer, tout en endurance. Même sans forcer, le soleil tape et le sac pèse encore malgré 500gr de moins consommés chaque jour (2 plats lyo, 1 dessert et 1 petit-déj lyo, 3 gels, 2 barres, et 1/2 mini-sachet de Haribo).

8eme de l’étape, je régresse aujourd hui, plutôt les autres progressent. Deux spécimens... Evgueni, champion d’Ukraine de 100km (6h50 !), qui découvre le désert, sac un peu lourd, sans guêtres, a fini au-delà de la moitié hier. A nouveau parti avec les premiers, mais a fini 3eme aujourd hui.  Sammy, Omanais de 19 ans, avait fait des semi et s’est retrouvé "là". Premier jour pour essayer, sans sac, 3ème, "facile et normal"... Il rempile, deuxième jour avec un sac... d’écolier ! Le sac fait le poids, il est toujours top 5. Troisième jour avec un sac récupéré d’un abandon, il est toujours là... Respect.

 

Parcours varié, passage sur le bord d’un village, parcs à chameaux tout le long de la vallée, troupeaux de temps en temps. En soirée, ballade perso en haut de la dune qui domine le bivouac, champ de dunes à perte de vue... Tous les midis pâtes lyo, le soir aligot ou tartiflette (lyo). Demain un nouveau marathon...

 

L’Iphone fonctionne toujours. Avec seulement 95 grammes, le panneau photovoltaïque Raidlight Désert Solar 2.5W est parfait (bientôt en vente). Souple, il s’intègre facilement sur les sacs à dos, et charge toutes  les batteries avec sa sortie USB. Travaillés avec la start-up Dracula Technologie, son poids rapporté à sa puissance sont haut de gamme. Top !

 

Oman118

 

----- Oman Désert Marathon, J4

Marathon.

Après 3 jours d acclimatations et d’entraînement, je suis motivé au départ de cette journée qui s’annonce difficile avec deux passages de dunes. Motivé, acclimaté. Même si je suis ici à l'entraînement, mon vieil ami Mustapha Ait Amar avec qui nous nous tirions déjà la bourre il y a 10 ans au Marathon des Sables, est repassée devant moi hier de 1 minute. Mustapha. Alors je pars dans le premier peloton, sachant que devant il y a la fusée Ukrainienne pour faire le départ (et finir 3ème aujourd'hui, il progresse), et El Morabiti et Al Aqra. 10ème km en 45mn, 12km/h, puis 20ème en 1h35mn, sur terrain sablonneux, c'est pas mal c'est les allures MDS... J'ai 2 poissons pilotes devant moi : Sammy l Omanais, et ... Mustapha. 4km de belles dunes au 20ème, piste sablonneuse, puis 3km de dunes pour plonger sur le bivouac. Au 28ème Mustapha faiblit, je le passe. Sammy est toujours 50 mètres devant.... Je la rattrape au 35ème, mais ils costaud dans les dunes et reprends une minute. L’arrivée est à la sortie des dunes, j’ai l'impression de descendre une piste bleue dans la neige, à moitié damée où il les 4x4 sont passés, poudreux hors-piste.... 3h19 pour finalement 38km, en pleine forme. Je repasse 5ème. Demain reste 30km, et Mohamed le Jordanien n'est plus qu’à 15 minutes.... On verra demain, place à la sieste sous un arbre, face aux dunes.

Oman c’est les confins de péninsule arabique, territoire des bédouins en robes blanches et chèche rouge et blanc pour coiffure. Producteur de pétrole, les 4x4 sont rois... Le tourisme est tranquille, confortable, accueillant, la Perle de l’Orient, le Royaume oublié comme dit la pub... Agréable fin d’après-midi avec le rituel du thé, une demi-douzaine d’épices, thé, sucre, tasses en porcelaine sortent du sac. Feu de bois, musique improvisée, cela semble leur quotidien...

 

Oman13072

---- Oman Désert Marathon, J5.

Dernier jour, 30km.

Je me fixe comme motivation d’essayer de reprendre les 15mn de retard sur le Jordanien. 15 minutes en 30 km, ce n’est pas évident, et il ne faut pas perdre 1km... Ainsi je pars assez vite, et au bout de 5km, j’estime mon avance dans les temps... Le parcours est aujourd hui très roulant, 30km de piste, tantôt sablonneuse, tantôt dure. Il fait 40•C, mais je me suis acclimaté.

A 12km/h, 130km dans les jambes, et encore 3kg sur le dos, je suis à bonne allure de croisière. Je crois rattraper au 20ème Sammy l Omanais, je suis revenu à 12 secondes, mais il s’échappe encore et me prendra presque 5 minutes en 10km ! Pour un jeune coureur qui n’avait jamais fait plus d’un semi-marathon, il aura très bien géré ! Je ne me décourage pas, et je garde le rythme: à bloc !

Aujourd hui musique (Iphone), avec les musiques de film. Le paysage et l’effort s’accordent bien avec Star Wars, Rocky, Pirate des Caraïbes... ;-). Chaque ligne droite est longue, chaque mètre il faut trouver le terrain le plus portant. Je ne relâche quasiment pas, concentré sur mon effort, concentré sur "mon Jordanien". Encore 1km, encore  100m: ne rien lâcher... Enfin l’arrivée, heureux, content de ma journée pile à 12km/h : 1:29mn46s pour 30.5km.

Devant moi toujours les mêmes, y compris l’Ukrainien, et Sammy.

Dix minutes sont passées quand je vois au loin Mohamed. Ça va être juste. Il se rapproche, il lui reste 20  secondes et 200 mètres, ce sera juste, trop juste pour lui ! I did it !

Ce contre la montre sans réelle importance m à surtout fait plaisir de voir que même sans entrainement depuis 1 mois j’ai quand même retrouvé une forme correcte après ce  "stage". 4ème au général: bien payé avec 3 jours cool...

 

J’aurais quand même aussi bien travaillé avec du test de matériel, l’écoute des clients (Raidlight le plus représenté en sacs à dos), et 4 pages de notes et réflexions.

 

Retour à l Arabian Oryx Camp. Je partage la chambre avec Sammy. En fait il n’a pas de valise : tout est dans son sac de course : maillot, survêt, et voilà. Il est venu comme ça, il avait lu un article dans le journal sur cette course, avait téléphoné et avait été invité, le seul local motivé. Il veut entrer dans l’armée et court 6 jours sur 7. Personne chez lui ne comprend vraiment cette envie de courir : je lui dis que c’est à peu près pareil pour nous aussi ! La discussion dans le 4x4 est sympa, avec Sammy, et Evgueni l’Ukrainien, prof de sport. Il y a cette course au fin fond d’un désert qui nous aura rapprochés, voilà aussi pourquoi nous avons plaisir à courir...

 

Oman13117

---- Epilogue.

La course terminée, restent deux journées touristiques avant le retour, et une remise des prix très officielle qui démontre l’ambition de cette course pour les prochaines années. Avec une dizaine de nationalités, la  course était on ne peut plus internationale. Beaucoup de respect de la part des autorités locales, peu habitués au Trail mais qui en mesurent l’effort et de la passion, et beaucoup de respect des coureurs de leurs accueil et de leurs traditions.

 

Chacun repart avec les yeux et le cœur charmés de l’ambiance et des  paysages du Sahara Arabique (Sahara signifiant "désert"). Un nouveau voyage se termine, avec de belles rencontres et de nouveaux amis, Omanais, Jordaniens, Ukrainiens, Marocains, Français... rencontrés dans l’effort et la simplicité de cinq jours de  bivouac. Sans l’Oman Désert Marathon, je ne serais certainement pas venu voyager à Oman, découvrir cette culture différente, sur les traces de Tintin au Pays de l’Or Noir, et boite le thé avec les bédouins arabes... Sammy, je jeune Omanais venu humblement courir ce qu’il croyait un simple marathon, et qui me disait que personne chez lui ne comprenait pourquoi il court, n’est pas prêt d’oublier ces moments. Honneur d’une photo pleine page d’un journal national bien méritée au vu de son adaptation, de sa performance, de son courage, de son humilité.

 

 

L Oman Désert Marathon est bien né, bien organisé, chaleureux, et va devenir une grande course les prochaines années à n’en pas douter... Le 1er Oman Desert Marathon est fini, vive dès maintenant le 2ème l’an prochain, du 7 au 14 novembre 2014.

Oman13121

classement

Oman069

 

Toutes les photos <ici>

Repost 0
Published by Benoit LAVAL - dans Courses
commenter cet article
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:46

 

 

 Après l’an dernier, pour la deuxième fois j’avais le plaisir d’aller au Japon.

 

1520Professionnel

L’objectif premier est professionnel. Mon voyage de l’an dernier nous a permis de nous implanter en trouvant un distributeur pour Raidlight. Après une première saison excellente, environ 100.000€ d’exportation au Japon, ce voyage avait pour but de conforter la relation, et d’aider à la promotion en expliquant l’histoire de nos produits et de Raidlight au marché Japonais. Quoi de mieux que d’aller courir la Hasetsune, premier Trail du Japon, plus de 2.000 coureurs, 21ème édition (le pendant des Templiers en France).

 

 

 

Voyage

Avant la course, le voyage c’est d’abord le plaisir de l’immersion dans une culture différente et riche. Bien entendu à Tokyo, beaucoup de repères pour s’en sortir, un métro classique, de grandes enseignes connues, un monde organisé en partie pour le tourisme. Mais dès que l’on sort des grandes artères, ou bien dès que l’on rentre dans un restaurant plus petit, « l’aventure commence »… Petit restaurant local, chambre d’hôte de campagne, trains de banlieue, temple au coin d’une rue, j’apprécie ces moments fait d’inconnu, où le mieux est d’observer, et de faire comme les autres… Ce serait difficile d’expliquer la culture japonaise en quelques lignes, je dirais simplement qu’elle est chargée d’ordre et de respect, et forcément vu de chez nous d’exotisme, mais vu de chez nous...

 

1461Mont-Fuji

Après trois premiers jours très chargés, avec des rendez-vous en journée, et les mails de la France le soir, je réussi à programmer une journée « off » au Mont-Fuji. Gravir le Mont-Fuji, sommet mythique du Japon. Le sommet n’est pas difficile, un peu haut (3.700m), mais seulement 1.400m de dénivelé à grimper. La saison c’est juillet et aout, nous sommes en octobre. J’ai de la chance, c’est encore en condition, la neige n’est pas encore tombée. Et après plusieurs jours de météo bouchée à cause d’un typhon à proximité, le soleil s’annonce de la partie. En saison, l’itinéraire de sommet est littéralement bondé, mais mi-octobre, nous croiserons à peine 10 personnes.

 

Fuji 2Je fais le sommet avec un Traileur japonais, Keisuke Ichinose,  que m’a affecté notre distributeur, qui est aussi vidéaste et photographe. Le plsu compliqué aura été de rallier le point de rendez-vous en métro et en train, avec 5 changements, loin du métro occidentalisé de Tokyo. Ensuite le chemin du Fuji est magnifique, volcanique. Je vois le cône magnifique depuis la gare en descendant du train, mais à peine arrivé au point de départ nous sommes engloutis dans les nuages. Il nous faudra une heure pour nous en extirper en prenant de l’altitude, et sous un grand ciel bleu nous sommes au sommet, avec une mer de nuage à 360°. Belles photos, tour du cratère, monastère, redescente avant d’être à nouveau englouti par les nuages.

 

1424Hasetsune

La Hasetsune, c’est un trail de 71.5km, avec plus de +4.000m de dénivelé, au fin fond de la Préfecture de Tokyo. Les montagnes ne sont pas très hautes, 1.500m d’altitude pour le point culminant, mais les chemins sont techniques, la plupart en crêtes boisées et vallonnées. Très vallonnées.

 

Le nom, Hasetsune, est le raccourci de Tsuneo HASEGAWA, alpiniste japonais qui avait créé cet évènement comme un parcours d’entrainement physique pour les expéditions. C’est depuis devenu le rendez-vous national (et international) du trail japonais, la grande course (pas encore rattrapée par l’Ultra Trail du Mont-Fuji – UTMF).

 

Au-delà d’un parcours difficile et immuable, la Hasetsune se distingue par l’autonomie qu’elle demande : il n’y a qu’un seul ravitaillement, au 42ème kilomètre, où il n’est donné que 1.5 litres d’eau. Egalement, avec un départ en début d’après-midi, la moitié de la course se déroule de nuit pour les premiers (et jusqu’au matin pour les autres…).

 

Au départ, pour faire les 42ers kilomètres et +2.500m, sous 29°C, après beaucoup d’hésitations, j’ai pris 3.5 litres d’eau. A voir mes voisins su la ligne, je suis le seul, et les deux américains ont visiblement à peine 1 litre… J’hésiterais presque à vider la moitié de mon eau dès maintenant !

 

Ça part vite, vraiment vite. Est-ce parce que je suis chargé comme un dromadaire, ou bien le niveau des premiers ? Jones, c’est l’américain qui a gagné l’an dernier, et qui a battu Jornet aux Canaries cette année. L’autre américain, Cameron Clayton est un bon aussi, et il y a pas mal de japonais tous affutés pour la course n°1. Le niveau a bien augmenté depuis quelques années, le temps de vainqueur de Ludovic Pommeret il y a 3-4 ans lui permettrait à peine d’être dans le top 10 aujourd’hui…

 

1585Il fait chaud, ça monte et ça descend, et je bois avec plaisir : au fur et à mesure j’allège le dos de chacune des 4 petites bouteilles qui complètent les bidons pipettes de devant. Ca avance vite, j’amortis les à-coups dans les bosses entre les super-grimpeurs et les super-descendeurs. Ils me semblent un peu trop généreux et kamikazes dans leur effort, et au 20ème je ne suis que 29ème de la course.

Le chemin de crête est sympathique, tout en sous-bois, beaucoup de marches en bois, à la montée comme à la descente. Il n’y a que 3 sommets culminant à 1.500m d’altitude, mais il y a un nombre incalculable de cotes et de descentes… J’avance, un petit coup de moins-bien au 25ème, mieux au 35ème où je suis 20ème. La nuit tombe déjà à  17h30, et je sors ma grosse frontale. Mentalement j’ai passé la moitié, et j’ai le sentiment que ça va (presque) descendre jusque l’arrivée. Je dévale bien, et je remonte quelques places, dont les 2 américains, HS sur le bord du chemin ! Enfin le ravito, enfin juste le point d’eau, je suis 15ème, en pleine bourre. Je fais un mauvais choix, je prends une bouteille qui au lieu d’être de l’eau est une sorte de boisson énergétique locale trop sucrée. Ils ont bien dû me demander, en Japonais… ;-). Trop tard, j’enquille.

 

Les montagnes russes reprennent, avec cette fois-ci le désavantage de la nuit de ne plus savoir vers où ça monte et vers où ça descend. Ma remontée entamée en descente est freinée par les cotes où j’avance moins bien. J’essaye de me rappeler le profil de la course, je ne sais plus bien si j’ai passé 1 sommet, 2 sommets, 3 sommets… et ça monte et ça descends… après ce qui semble être un sommet (toujours dans les bois), j’enquille la descente avec envie en pensant rattraper, mais en fait deux gus me doublent, ça casse un peu le moral… A la nouvelle traversée de route, je ne sais plus ce que va donner le parcours, nous en sommes au 50ème kilomètre, la boisson énergétique du ravito me tourne le ventre, mais j’ai quand même besoin de boire. Je suis en sévère difficulté. Pourtant je courre toujours, doucement, mais ceux qui me doublent vont bien plus vite et leur lumière disparait en quelques secondes. Avancer, avancer encore, quand ça monte, quand ça descend.

 

Il y a quand même l’ambiance des points de contrôle pour redonner de l’énergie. Les bénévoles font un max de bruit, les filles sont déguisées en cheers leader, et encouragent bien fort, « Gambate, gambate, kudasaiiiiii, gozaimasssss » (allez ! – ou équivalent dans le genre…). Le GPS a oublié 5 kilomètres depuis le début, et là je pense avoir bien fait 4-5 bornes quand il me dit que je n’en n’ai fait qu’un seul. Je le balancerais bien dans les ravins qui sont de part et d’autre du chemin et dont on ne voit pas le fond !

 

Enfin une piste roulante, avant le temple de Mitake San, que j’attends depuis des siècles. Mais je me méfie de nouvelles montagnes russes… J’ai quand même un peu lâché dans la tête. « Faiblement », j’ai décidé de ne faire la course qu’avec les vétérans ! Facile à voir, le numéro du dossard commence par l’âge, c'est-à-dire que les vétérans commencent par 4 ou 5. Alors je me laisse lâchement doubler par les autres sans réagir. J’ai l’impression d’être 30ème ou 40ème, et ça n’a plus vraiment d’importance, mais je n’ai pas vu beaucoup de 4xxx depuis le début de course, je dois pas être trop mal dans ce classement. Jusqu’à ce qui devait arriver arriva : un 4xxxx…

 

Banzaii ! je reprends le sabre entre les dents, et je l’enquille. Il a déjà pris 50 mètres, et il attaque à bloc. Je pense qu’il sait que le petit frenchy est aussi un 4xxx… Après cette pause d’une dizaine de kilomètres, je suis finalement en pleine forme ! Il est à bloc, et il faut vraiment que je relance à fond pour doucement revenir. A cette allure la lampe bouge un peu, le temps de régler l’élastique et il a déjà repris 100m. le GPS indique du 4’20s au kilo, plutôt pas mal sur du single de nuit après 60km de course ! Il reste 8 bornes, je me dis qu’on ne peut pas faire 8 bornes comme ça, mais il est tenace et on avance toujours aussi vite sur le plat et dans les descentes techniques. J’essaye de me remettre en condition de 6-7 bornes à bloc comme sur le petit Trail de la Bambée des Hameaux deux semaines plus tôt. Je l’ai accroché, je ne le lâche plus, quitte à régler ça dans le dernier km sur le bitume ! A cette allure, on redouble du monde. Avec ma lampe et ma clochette à ours, il sait que je suis toujours 30 mètres derrière lui… Il semble ralentir un peu, j’hésite entre rester derrière ou contrer, et je contre, mais maintenant il ne faut plus se retourner ! Je relance comme un malade, je crois qu’il a lâché. Depuis le 60ème c’est toujours du chemin, mais devenu très très roulant et cette fois-ci sans remontées permanentes. Je gère un peu, jusqu’à voir le panneau 2 kilomètres, personne en vue derrière, cool… ! Même si c’est un peu ridicule de ne s’être accroché qu’à ce vétéran, finalement cette course poursuite m’a bien relancé, et a fait passer les kilomètres bien plus vite ;-)))

 

15212km, 1km, arrivée ! Toujours une chaude ambiance, je suis content d’arriver et je suis finalement assez surpris d’être 20ème, c’est pas si mal pour une course niveau Templiers ! 3ème vétéran, j’aime pas regarder ce classement, mais cette fois-ci ce podium n’est pas volé vu l’énergie que j’ai mis pour le préserver ! Finalement je suis assez satisfait. J’étais moyennement préparé, assez fatigué du décalage horaire et du boulot de la semaine (un bouton de fièvre est venu pendant la course), et surtout j’ai subi ce parcours interminable de montagnes russes.  

 

Ca fait une belle promo pour Raidlight, ah oui j’oubliais, mais ici je signe des autographes sur les sacs et maillots Raidlight ! Je ne sais jamais bien quoi marquer, mais ça fait partie du folklore local ! Et si ça fait monter les ventes, il faudra revenir l’an prochain, d’autant que maintenant je connais le parcours… ;-)

 

1613

 

 

 

Je finis mon voyage par une nouvelle petite expérience, une nuit en hôtel « Capsule », ces hôtels où la chambre fait environ 2m3 seulement. Accueil tout en japonais, mais ce n’est plus un « suchi »….

 

Sayonara… !!

 

BL présentation

1580

1501

1505

1616

 

Toutes les photos du voyage : <ICI>

Repost 0
Published by Benoit LAVAL - dans Courses
commenter cet article
5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 10:43

11513Venu initialement pour la SpeedGoat 50K et le salon international Outdoor Show de Salt Lake City, j’ai trouvé le moyen de prolonger l’expérience Trail US par un autre Trail : le Jupiter Steeplechase Trail, 25km, +1.000m, à Park City (30mn de Salt Lake City, dans les Wasatch).

 

L’expérience de ce Jupiter SteepleChase à en fait commencé la veille…

Invité à diner par un fournisseur, nous avons diné dans un des meilleurs restaurants de Salt Lake, au Ruth Chris Steak House. Un T-Bone extraordinaire, un Cheese Cake extraordinaire, un vin rouge extraordinaire... sauf pour courir quelques heures plus tard ;-)). Cela cumulé au programme des dix derniers jours, à commencer par les 50K de la SpeedGoat il y a 8 jours, plus deux journées en montagne la veille, et entre les deux 2h00 lundi, 1h15 mardi, 1h30 jeudi… Cependant, cela me fait envie de voir une autre facette du Trail US, sur une « petite course » à Park City.

 

« An endurance race for the trail warrior » qu’ils disent…

Ce n’est pourtant que 25 kilomètres et +1.000m de dénivelé, sur des sentiers très roulants, avec 5 ravitaillements, mais c’est vrai qu’ici le Trail c’est soit des 100 miles de folie, soit des courses mini-format. Il y a 200 coureurs environ, ambiance sympa.

 

Le départ est aussi difficile que la semaine dernière, c’est vrai que le départ est encore au-dessus de 2.000m d’altitude, et nous emmènera au-dessus de 3.000m…. Dix-huitième en haut du premier faux-plat au 1er kilomètre, je suis à court de souffle, et un peu inquiet. Mais le rythme se calme, et je remonte doucement jusque dans le top 10 sur le single track en faux-plat tout en lacets. Au sommet de Jupiter Peak, je suis 5ème. Les jambes sont pourtant lourdes et manquent de rythme pour cette course roulante. Je gagne puis perd une place dans la descente, toujours roulante, pour terminer 5ème. Avec le repas d’hier je n’ai pas eu besoin de m’alimenter pendant ces 2h02 de course…

 

XTF 0154Le bilan de la semaine est excellent.

Avec deux belles courses en altitude, et 6 entrainements complémentaires entre 2.000m et 3.000m d’altitude, j’ai passé une bonne semaine. En plus je n’ai plus mal sous le pied (début d’aponévrose), les semelles orthopédiques ont fait leur effet. La découverte du marché US, à travers ces deux courses, pas mal de visites de magasins, des RDV avec des partenaires potentiels au salon, nous laissent penser qu’il y a une petite place pour Raidlight aux US. Comment ? cela restera top secret, mais il faudra y retourner… ;-)

 

Toutes les photos ici.

Repost 0
Published by Benoit LAVAL - dans Courses
commenter cet article

Articles Récents